La joie d’être en relation

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Je vous ai promis, chers amis lecteurs, une présentation de mon livre à paraître le 10 mars, intitulé Merci François! (Presses de la Renaissance – Plon). Voici déjà l’introduction, qui vous donnera une idée du contenu de l’ouvrage, en attendant de vous offrir bientôt le texte de la préface rédigée par Mgr Angelo Becciu, Substitut de la Secrétairerie d’Etat, proche collaborateur du Saint-Père. N’hésitez pas à passer commande de Merci François chez votre libraire, et je compte sur vous ensuite pour m’adresser vos réactions et vos réflexions par le moyen de la messagerie de ce blog. De tout coeur, demeurons unis dans l’action de grâce.
Un livre de plus consacré à François, icône du « village planétaire » ? Je n’en voyais d’abord pas l’intérêt, car tous ses faits et gestes sont déjà amplement médiatisés. Cependant la proposition enthousiaste de l’éditeur m’a interpellé, et puisque j’ai la chance de me trouver à quelques mètres de la place Saint-Pierre, il m’a semblé devoir contribuer à l’édifice des témoignages qui jalonnent ce pontificat de la miséricorde et des périphéries.
Je ne me lasse pas de regarder la photo de Jorje Mario Bergoglio assis dans le métro, comme n’importe qui d’entre nous, quand il était archevêque de Buenos Aires, porteur de la présence divine dans la foule. Il garde au cou une médaille du Sacré Cœur de Jésus, offerte par une femme pauvre, qui l’aide à penser chaque jour à tous ceux qui souffrent. Il confie ses intentions à saint Joseph, en glissant des petits mots sous une statue qui le représente en train de dormir, car c’est souvent en songe que Dieu communiquait avec lui. Il prie avec foi « Marie qui défait les nœuds », vénérée depuis 1700 dans une ville d’Allemagne où il a étudié. Son secret, que nous pouvons faire notre, est la compagnie de Jésus, de Marie et de Joseph.
Il n’a qu’un poumon et son endurance, puisée dans la prière, nous émerveille depuis son élection comme évêque de Rome. Je suis bouleversé, à l’occasion des audiences pontificales, par la joie qui irradie de chaque contact personnel avec ce pape de bientôt 80 ans. Son charisme n’apparaît pas forcément à première vue, ce n’est pas un athlète, ni un acteur, encore moins un séducteur, pourtant quand la relation se tisse entre une personne et lui surgit alors une lumière éclairant les visages, comme une troisième entité mystérieuse échappant à tout contrôle et à tout calcul.
« Le contact est le vrai langage communicatif, le même langage affectif qui a transmis la guérison au lépreux », confiait-il aux nouveaux cardinaux en février 2015, précisant que ce lépreux est devenu par la suite annonciateur de l’amour de Dieu. « Que de guérisons nous pourrions accomplir et transmettre en apprenant le langage du contact », ajoutait-il, exhortant ses plus proches collaborateurs « à ne pas avoir peur d’accueillir avec tendresse les exclus, à ne pas avoir peur de la tendresse ». Nous sommes là au cœur du message de François, pour qui la crédibilité de l’Eglise se joue sur « l’Evangile des exclus ». Exclus en raison de la maladie, du divorce, du chômage, de la pauvreté, de la guerre, tous ont la priorité à ses yeux, au nom de l’inlassable et infinie miséricorde divine, « cœur battant de l’Evangile »…
Si Dieu est souverainement « amour », comme l’enseigne l’apôtre saint Jean (1 Jean 4), la miséricorde est la manifestation de sa nature tournée vers l’extérieur, dont l’Eglise « servante » devrait être l’humble et joyeux relais. Pour lui le service est l’âme d’une authentique fraternité qui construit la paix. Face à la « pauvreté relationnelle » qui frappe notre société mondialisée, François nous demande de promouvoir cette fraternité, sans nous fermer sur le passé car « l’homme peut se convertir et il ne faut jamais se désespérer de changer de vie ».
Le cri du pape Bergoglio résonne en ces temps d’angoisse et d’incertitude pour l’avenir du monde : « Combien je désire que les années à venir soient comme imprégnées de miséricorde pour aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu ! » (Misericordiae Vultus).
« La miséricorde du Seigneur est le moteur de l’histoire », soulignait-il lors de la fête de l’Assomption 2015, et c’est précisément cette grande nouvelle que je voudrais mettre en valeur à travers cette petite chronique vaticane inspirée de mon « journal de bord » – carnets d’un journaliste à Rome – retraçant un millier de jours vécus dans les pas du 266ème successeur de Pierre, de l’Année de la foi au Jubilé de la Miséricorde.
Sans bien entendu chercher à tout raconter, je médite simplement avec mes lecteurs sur certains évènements qui ont leur poids d’éternité. À l’occasion d’une nouvelle Année Sainte, voulue pour réveiller et guérir l’humanité – princesse endormie par les poisons de l’hypocrisie et de l’égoïsme – ce livre se fait l’écho d’un immense « merci François » qui monte de nos cœurs, merci pour la caresse du Christ, Prince de la paix, qui vient nous rendre au centuple le bonheur d’aimer. François change-t-il le monde ? Ce qui est certain, en tout cas, c’est que son exemple suscite génère une révolution de la rencontre entre les personnes où même le négatif peut devenir motif de joie. Par le miracle de la tendresse une nouvelle force nous soulève, la joie d’être en relation, capable de transformer de proche en proche nos ténèbres en lumière.

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