Des larmes de sang qui nous appellent à la conversion

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Il y a vingt ans, à Civitavecchia, aux portes de Rome, une statuette de la Vierge Marie se mit à verser des larmes de sang. Ce phénomène s’est déroulé d’abord le 2 février 1995, fête de la présentation du Seigneur et veille de la neuvaine à Notre-Dame de Lourdes, dans le jardin de la famille de Fabio Gregori, un modeste électricien, sur le territoire de la paroisse Saint Augustin. « Papa, viens voir, la Madonnina pleure du sang », cria la petite Jessica, âgée de cinq ans, alors que toute la famille s’apprêtait à partir à la messe. Bientôt les voisins aussi, puis le curé, purent constater la mystérieuse lacrymation sur le visage de cette statuette de plâtre, rapportée d’un pèlerinage à Medjugorje, représentant Notre-Dame de la Paix. Elle est aujourd’hui couronnée et exposée à la vénération des fidèles, après avoir pleuré à quatorze reprises, jusqu’au 15 mars 1995, la dernière fois chez l’évêque du lieu qui ne croyait pas à l’origine surnaturelle des faits… Mgr Girolamo Grillo avait mis la statue dans une armoire de sa résidence, enfermée à double tour, prévoyant de la faire détruire, quand sa sœur lui demanda de la voir pour se recueillir quelques instants en présence de deux autres personnes. Alors qu’ils priaient le Salve Regina en silence, sans s’être mutuellement concertés, au moment où il est dit « Tourne donc, ô notre Avocate, tes yeux miséricordieux vers nous », la petite statue pleura à nouveau, et l’évêque, bouleversé, faillit se trouver mal alors qu’il la tenait entre ses mains. La Madonnina fut examinée scientifiquement et les spécialistes ont non seulement conclu qu’il n’y avait aucun trucage, mais ils ont aussi précisé qu’il s’agissait de sang humain… masculin. Comment ne pas penser au sang du Christ, coulant des yeux de la Vierge, Mère de Miséricorde? Cela me vient au coeur, comme beaucoup de ceux qui sont allés à Civitavecchia ces dernières années. Saint Jean-Paul II avait fait appeler Mgr Grillo dès le 11 février 1995, par le cardinal Angelo Sodano, lui demandant de ne pas fermer trop vite la porte à une possible intervention céleste, puis il reçut discrètement dans ses appartements l’évêque de Civitavecchia avec la statuette, considérant que ces larmes de sang nous appellent à la conversion. C’est comme si, porteuse du message urgent, et sans cesse répété, de Medjugorje, la Vierge n’avait plus que ses larmes pour nous réveiller, tant nous demeurons insensibles aux paroles qu’elle donne quotidiennement lors des apparitions sur la côte adriatique depuis 34 ans bientôt, nous invitant à mettre l’Evangile en pratique. « L’Evangile est la force qui nous transforme, qui change la vie et le cœur », insistait le pape François dimanche 1er février à l’heure de l’angélus. Il créait la surprise peu après en annonçant son voyage à Sarajevo, prévu le 6 juin prochain, là même où débuta la guerre de 14-18 aux conséquences incalculables. Une visite pour contribuer au dialogue interreligieux expérimenté dans l’amitié entre chrétiens et musulmans. Comme j’aimerais qu’à l’occasion de cette visite en Bosnie-Herzégovine il aille prier pour la paix à Medjugorje, tandis que la guerre mondiale n’en finit pas de se répandre comme il le dit « par petits morceaux »; en attendant continuons de confier sa mission de médiation universelle à la Madonnina, victorieuse de tout mal.

2 Comments

  1. Marie Neuville dit :

    d’accord, c’est parti pour la neuvaine, une neuvaine que pour Elle, une neuvaine pour l’Immaculée, une neuvaine pour les intentions de son cœur…
    marie

  2. Marie Noëlle Audic dit :

    Merci beaucoup pour ce témoignage que je ne connaissais pas. Prions toujours plus la Sainte Vierge en cette période troublée.
    Amitiés

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