« Construisez des ponts de paix »

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L’Eglise ouvre des chemins de Miséricorde pour les familles d’aujourd’hui
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Chers amis, me voilà de retour sur ce blog après deux mois d’absence (le temps notamment d’écrire un livre dont nous reparlerons). En ce jour où nous faisons mémoire de la mort de Charles Péguy, il y a un siècle exactement, je voudrais lui dédier ces lignes, et prendre exemple sur ce converti – le chantre de la petite fille espérance, immortelle – qui était animé par « l’anticléricalisme des saints » selon l’expression du cardinal Etchegaray. Mort au front, debout, alors que commençait la Première guerre mondiale, son message de courage est d’une actualité évidente pour les chrétiens que nous voulons être : il ne nous est pas demandé de gagner, il nous est demandé de nous battre… Résistons à la censure de l’Education Nationale et à l’avilissement du monde en relisant Péguy, cet écrivain génial, pèlerin visionnaire, chrétien de combat, dont l’œuvre remet chacun en relation avec le Dieu vivant qui a foi en nous !

Croire en l’avenir est plus que nécessaire aujourd’hui, dans le respect absolu de la réalité, alors que la guerre menace à nouveau, 75 ans après la « Der des Ders » qui fit près de 20 millions de morts, civils et militaires. Il semble que le seul leader mondial capable de sauver la paix soit le Pape François. C’est ce qu’a affirmé Shimon Peres hier au Vatican, demandant la création d’une Organisation des religions unies, institution dont le Saint-Père prendrait la tête. L’ancien président israélien considère en effet que l’ONU a en quelque sorte fait son temps dans un monde où les guerres éclatent désormais essentiellement sous le prétexte de la religion. Mercredi, lors de l’audience générale, au moment de son salut aux pèlerins de langue arabe, François a invoqué le don de la paix pour toutes les nations de l’Europe et du monde. Il ira le 13 septembre célébrer une messe dans un cimetière militaire, au nord-est de l’Italie, où reposent plus de 100 000 soldats italiens tombés lors de la Première guerre mondiale. Notre devoir et de prier avec lui, et d’invoquer sans cesse la Reine de la Paix qui nous défend des attaques de Satan.

Puisque, comme le Pape l’a rappelé mercredi, « l’Eglise c’est nous tous », multiplions les gestes qui peuvent faire avancer le dialogue et la solidarité, comme autant d’antidotes à la guerre rampante. J’ai beaucoup aimé dans ce sens les échanges du Pape avec des jeunes qui représentaient les cinq continents, le 4 septembre, dans la salle du Synode, près de la Maison Sainte-Marthe. Le « réseau mondial des écoles pour la rencontre » avait organisé cette vidéo-conférence à laquelle participaient en particulier des enfants d’Israël. « Construisez des ponts de paix, jouez en équipe et rendez le futur meilleur », leur a lancé François. C’est en lien avec ce congrès du réseau Scholas que s’est tenu lundi dernier le match interreligieux pour la paix, en présence du footballeur argentin Diego Maradona, qui a déclaré vouloir revenir à la pratique de la foi catholique en raison du témoignage évangélique du Pape François. Il nous reste nous aussi à construire le futur et à bâtir des ponts plutôt qu’élever des murs… « L’espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera » (Péguy. Le Porche du mystère de la deuxième vertu).

JE VOUS DONNE MAINTENANT RENDEZ-VOUS SUR CE BLOG CHAQUE VENDREDI

2 Comments

  1. Andrée Marie dit :

    Nous y serons à ce rendez-vous! Merci de nous le proposer. Que nous nous aidions réciproquement à diffuser le positif vécu. Andrée Marie

  2. Sylvie dit :

    Oui François,

    En effet, à la fin de notre vie le Seigneur ne nous demandera pas si on a réussi, mais si on a fait de notre mieux pour témoigner de notre foi, la mettre en pratique et aimer notre prochain. Concrètement, à court terme, {{unissons-nous tous de façon urgente dans la prière et offrons nos souffrances avec joie {{et générosité pour la PAIX}}, afin que la guerre mondiale n’ait pas lieu. Amicalement, Sylvie.

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