Apparitions de Marie à une mère de famille en Argentine : « Hier ce fut Lourdes, aujourd’hui c’est ici »

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Les apparitions de la Vierge Marie à Gladys Herminia Quiroga de Motta, près de Buenos Aires, en Argentine, ont été reconnues le 22 mai 2016 par l’évêque du lieu, Mgr Héctor Cardelli. Dans mon récent livre Prier 15 jours avec Marie au coeur de ses apparitions (Nouvelle Cité), le message de ces apparitions mariales est largement présenté, en lien avec le pontificat du pape argentin.San Nicolás de los Arroyos, le long du fleuve Paranà, au nord de la province de Buenos Aires, est une petite ville où furent posées les bases de la constitution de l’Argentine, le 31 mai 1852. Là, dans le cœur historique d’une jeune nation d’Amérique latine très majoritairement catholique, une mère de famille dit avoir vu la Vierge Marie, du 25 septembre 1983 au 11 février 1990, recevant d’elle progressivement de multiples messages très ancrés dans l’Evangile, fondés dans l’Ecriture Sainte.
Vêtue d’une robe bleue, accompagnée de l’Enfant Jésus, la Reine du Ciel aurait parlé pour la première fois à cette épouse et mère de famille de 46 ans, Gladys, le 13 octobre 1983, jour anniversaire du « miracle du soleil » à Fatima. « Tu as été fidèle, lui dit-elle. Ne crains pas, viens me voir. Tu marcheras la main dans ma main et tu parcourras un long chemin ».
L’Eglise catholique célébrait le 1950ème anniversaire de la mort du Christ et de sa Résurrection, au cours d’une Année de la Rédemption, et le 25 mars suivant, saint Jean-Paul II consacrait l’humanité au Cœur Immaculé de Marie, en lien avec tous les évêques du monde, renouvelant ainsi plus largement son acte du 13 mai 1982 à Fatima.
« Je suis convaincu profondément que la répétition de cet acte dans le cours de l’Année du Jubilé de la Rédemption correspond aux attentes de beaucoup, qui souhaitent renouveler à la Vierge Marie le témoignage de leur dévotion et lui confier leurs peines, leurs peurs, et leurs préoccupations pour la paix et la justice », écrivait en résumé le pape à l’épiscopat mondial, le 8 décembre 1983.
Dans cet élan marial universel, encouragé par le pape qui s’était informé précisément des faits, Mgr Dominyco Salvador Castagna, l’évêque de San Nicolàs, participe pour la première fois au pèlerinage le 25 mars 1986, soutenu par la conférence épiscopale du pays dont les membres ont tous constaté les fruits des apparitions, en particulier les nombreuses conversions.
Dans son homélie, il entend « répondre à l’appel de la Mère », après qu’une enquête théologique et médicale, diligentée par lui, ait conclu de manière positive à l’absence d’erreur doctrinale et à l’équilibre mental de la voyante, sans décision définitive.
Ayant reçu quelque 1800 messages, Gladys Herminia Quiroga de Motta, étant favorisée de stigmates, a confié avoir rencontré aussi le Christ. Née le 1er juillet 1937, mariée à un ouvrier métallurgiste, maman de deux filles, elle a vu d’abord son chapelet « s’illuminer » à son domicile, le 24 septembre 1983. Le jour suivant une dame portant un enfant lui est apparue pendant qu’elle priait seule, dans sa chambre, et sans parler lui offrit un rosaire.
Les apparitions silencieuses ont continué, le 28 septembre puis le 7 octobre, jusqu’aux premières paroles du 13 octobre, suivies de visites à un rythme soutenu au cours desquelles Marie lui dit : «Ma fille, hier ce fut Lourdes, aujourd’hui c’est ici, mais c’est bien toujours la Mère en quête de ses enfants ».
Le chantier du nouveau sanctuaire, dédié à « Marie du Rosaire de San Nicolàs », commença durant les apparitions, en 1987, et un institut de vie consacrée fut en même temps fondé, au service du pèlerinage: les Filles de Marie du Rosaire de San Nicolàs.
Le 19 mars 1989, la statue de la Vierge réalisée selon la description de Gladys était installée dans le nouveau sanctuaire, et le culte est autorisé.
Depuis la fin des apparitions publiques, en 1990, pour la fête de Notre Dame de Lourdes, les évêques successifs continuent à présider la procession mensuelle du 25 du mois, avec des centaines de milliers de personnes, et l’évêque actuel se rend à San Nicolàs régulièrement, sans se faire annoncer, pour célébrer la messe et confesser.

« Priez, réparez, ayez confiance »

Le grand mariologue René Laurentin considère que Mgr Castagna a donné « un bel exemple » en assumant ces apparitions sur le terrain pastoral, et, selon le témoignage du recteur du sanctuaire naissant, « San Nicolas reste une source inépuisable de grâces : conversions, vocations, renouveau de ferveur, fondations de groupes de prière, nombreuses guérisons physiques… ».
Lors de ses « visites », la Vierge a invité à la prière et à la pénitence, évoquant les menaces que le péché fait peser sur le monde. Gladys recevrait toujours des messages quotidiens et l’évêque lui aurait demandé de les lui expédier tous les deux mois, depuis avril 2006, réfléchissant prudemment au moyen de les discerner et éventuellement de les rendre, un jour, publics.
Pour ce qui nous importe, ces apparitions d’une certaine manière sont très proches, contemporaines, et nous touchent d’autant plus que l’Argentine a donné à l’Eglise universelle le premier pape latino-américain de l’histoire, François, l’ancien archevêque de Buenos Aires, élu le 13 mars 2013. Il était notamment au sanctuaire de San Nicolàs lors d’un congrès missionnaire, en août 2007, et une photo le montre prêchant près de la statue figurant l’apparition.
Cette photo – que l’on peut voir en illustration de cet article – m’a accompagné en fond d’écran de mon ordinateur tout au long de la rédaction de ce livre ( Prier 15 jours avec Marie au coeur de ses apparitions , aux éditions Nouvelle Cité). Contemplant la simplicité de cette statue de « Marie du Rosaire » portant le Christ dans ses bras, nous pouvons repenser à ce que disait François lors de la journée mariale de l’Année de la foi, le 13 octobre 2013, avant de renouveler comme en urgence la consécration de l’humanité à la Vierge de Fatima : « Dieu nous surprend ; il est vraiment dans la pauvreté, dans la faiblesse, dans l’humilité qui se manifeste et nous donne son amour qui nous sauve, qui nous guérit et nous donne force. Il demande seulement que nous suivions sa parole et que nous ayons confiance en lui ». Retentissant depuis des confins de la terre, le message de San Nicolàs ne dit pas autre chose. Ecoutons le dernier appel lancé par la Vierge le 11 février 1990, en la fête de Notre-Dame de Lourdes : « Mes chers enfants, je vous propose de suivre mes indications pas à pas ; priez, réparez, ayez confiance… Tous ceux qui auront confiance en Dieu et en Marie seront sauvés ».

Accepterons-nous l’invitation de la Vierge ?

Marie vient à notre secours, elle est le signe du Ciel pour ce temps, « la Femme revêtue de soleil », et en Argentine elle s’est présentée comme « la Nouvelle Arche d’Alliance » où la parole divine nous est donnée pour une expérience vécue qui change tout, en nous et autour de nous.
Ô Marie, nous avons rompu l’alliance avec Dieu ; notre monde matérialiste est déchiré par l’envie, la jalousie, et la haine. La liberté au sens dévoyé de « je fais ce que je veux » réduit l’homme à un consommateur pour qui les personnes ne sont plus que des individus « jetables », surtout quand ils sont sans défense, à leur conception et à la fin de leur vie, l’autodestruction menace l’humanité ; fais que notre conscience s’éveille, que nous prêchions par notre vie tes messages avec des cœurs d’apôtres, remplis de miséricorde pour les autres, afin que tous les hommes soient sauvés ! Tes messages semblent perdus dans le brouhaha médiatique.
« On dirait que j’ai prêché dans des cimetières ! » , as-tu dit à Gladys en évoquant les divers lieux du monde où tu es venue. Notre responsabilité est immense car nous cherchons des miracles ou la rentabilité là où tu nous demandes de prier, d’aimer, et d’offrir…
La pénitence, la prière du Rosaire, l’Eucharistie, l’amour fraternel, voilà les moyens que tu proposes pour nous mettre dans la mouvance de l’Esprit, pour nous entraîner dans la Trinité qui n’est qu’amour. Ô Marie, nous te remercions ! Tes visites sont de plus en plus fréquentes et prolongées « parce que l’humanité passe par des moments très dramatiques », comme tu l’as expliqué à Gladys.
« Bien des cœurs n’acceptent pas mon invitation… c’est la raison pour laquelle l’œuvre du démon grandit et s’étend », soulignes-tu. Je veux suivre ton Fils qui par l’Eucharistie s’introduit dans tous les cœurs ouverts. Entendrai-je l’appel du Cœur du Christ transmis par la voix d’une maman d’aujourd’hui, Gladys de San Nicolàs? Il affirme : « Celui qui écoute ma parole trouvera le salut, celui qui la met en pratique vivra éternellement… Je veux sauver l’humanité. Si cette génération n’écoute pas ma mère, elle périra ».
Ô Marie, tu es transparente comme la goutte d’eau dans laquelle le ciel tout entier se reflète, l’amour que tu portes dans ton Cœur rejoint et enveloppe l’humanité entière : illumine les hommes afin qu’il y ait la paix et l’amour fraternel, et que soit effacée la haine de la terre pour toujours, selon ce que les pèlerins de San Nicolàs te demandent. Je sais que tu te tiens au pied de toutes nos croix, aide-moi à conformer ma vie au mystère de la croix de ton Fils; aujourd’hui je sens la réalité constante de ta présence, je sais qu’avec toi ma déroute se changera en victoire, et ma fatigue se changera en force.
Très douce Mère, donne-nous de croire vraiment que « le pouvoir spirituel des sacrements est immense » (Tweet du Pape François le 11 octobre 2014), et qu’avec la grâce divine nous pouvons dépasser tous les obstacles.

1 Comment

  1. Struyven Marie-Thérèse dit :

    Merci Ô douce et sainte Mère de Dieu pour ta constante préoccupation de l’âme de tes enfants, mais aussi de leurs souffrances. Toi, la Maman qui a tant souffert de voir son Fils bien aimé Jésus-Christ traité de façon si ignominieuse lors de Sa Passion. Merci de te montrer toujours dans tous les points du Globe. Merci pour ton enseignement et merci de nous emmener toujours plus vers Jésus <3 Pardonne-nous nos ingratitudes à ton égard, et les offenses qui te sont faites. Amen. Merci <3

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